Romans

Mon avis sur une adorable romance saupoudrée d’interdit : Perfect Boss de Gwen Delmas !

Chronique Perfect boss – Gwen Delmas

Editions Addictives

Date de sortie : 14 février 2018

Romance contemporaine – 624 pages

Résumé :

Carla est une ancienne championne olympique devenue journaliste sportive. Quand la chaîne de TV où elle est chroniqueuse est rachetée, elle se retrouve à devoir obéir aux ordres de Tom Andres, le golden boy des médias. Sourire impeccable, corps sculptural et sexiness irrésistible, Tom a tout pour plaire, et Carla doit bien s’avouer que son boss ne lui est pas indifférent. Se laissera-t-elle séduire ou au contraire fera-t-elle tout pour résister aux charmes de Tom ? Et lui, est-il vraiment sincère ou a-t-il un objectif moins innocent derrière la tête ?

Mon avis :

J’avais ce roman depuis longtemps dans ma bibliothèque et j’avais promis à Gwen de me lancer dedans. À vrai dire, je connaissais l’auteure bien avant : sa personnalité est un régal, sa bonne humeur, un virus hautement contagieux. Je me disais qu’indubitablement, sa plume ne pouvait être qu’à la hauteur… je n’ai pas été déçue.

Les personnages :

Sont assez complémentaires sans trop de contrastes et surtout, sans stéréotypes, chose que je déteste. J’aime les personnalités troubles, sombres, complexes. Pas d’obscurité ici, certes, mais pas mal de jeux interdits et de faux semblants. Au départ, la trame me semblait assez simple, l’intrigue plus ou moins classique : une employée, un patron gentil, un patron méchant, quelques collègues hauts en couleurs et hop ! On y va. J’étais un peu perplexe du coup, parce que bon… pour m’occuper avec ça sur 624 pages, moi qui suis plutôt exigeante, ce n’était pas gagné. D’ailleurs, de prime abord, on rentre vite dans le vif du sujet. J’aurais pu me dire… allez, OK, maintenant, ça va être comme dans 80% des romances contemporaines, du « Je t’aime, moi non plus » jusqu’à l’orgasme final. Oui, je sais, c’est un peu réducteur, mais ce n’est pas une critique du principe, dans la mesure où ce qui fait la différence, ce sont les causes, le pourquoi de ce phénomène en balancier d’attraction / répulsion. Et là, vient l’instant critique ; en ce qui me concerne ça passe ou ça casse.

Justement, Carla, notre héroïne, va tomber sur un os. Ah ! Un peu d’interdit. Notre charmant patron a une vie sentimentale compliquée, une image savamment marketée, une pression médiatique qui le tient par les c… euh, pardon, à la gorge. On assiste alors à une sorte de mouvement ciseau assez contradictoire. La personnalité solaire du prétendant alpha se révèle, tandis que le sa figure repoussoir, son alter ego de prétention ou d’arrogance, perd de sa véhémence pour gagner en humanité. Ainsi de façon très surprenante, on se prend à s’attacher à Stephen. Il est braque, autoritaire … vraiment ? Qui aime bien châtie bien, s’il était attentif, soucieux ? Voire, carrément attentionné ? Et les images se croisent, sans comparaison directe, d’où les 600 et quelques pages où tu t’amuses à cracher ton ironie sur l’outsider de départ, pour te délecter de l’adorable Stephen. Sans vous mentir : j’y ai passé la moitié de mes nuits ! Se confrontent ici charisme et exubérance, sexitude et virilité (Croyez-moi, les deux ne font pas toujours le même effet, on peut déborder de testostérone et ne pas être très attractif…). Bref, on a là un triangle amoureux qui se met en place de manière insidieuse sur fond d’interdit, parce que l’un de nos protagonistes à tout de même un sacré fil à la patte.

« Et Carla dans tout ça ? » allez-vous me dire… Je l’ai trouvée très courageuse et en même temps, assez naïve. Ou ne voulait-elle pas voir ? Parce que, bien souvent, on fait l’autruche aussi. Je ne suis pas du tout comme elle, j’ai donc dû faire un effort pour ouvrir mes yeux et mes chakras pour la comprendre et ne pas l’étrangler. Mais ce n’est pas un point négatif. J’ai parfois vu des chroniqueuses enlever un point (Voire plus !) à un roman si elles ne s’identifient pas à l’héroïne : je pense tout au contraire, qu’on doit apprendre, comme dans la vraie vie, à cerner l’autre. Cela permet de se comprendre soi-même. Ainsi, j’ai fini par me glisser dans la tête de la jeune femme, voyage dépaysant s’il en est, Carla m’a finalement séduite. Je suis ravie d’avoir surmonté cet écart de psychologie et je me dis que c’est une chose que la lecture peut encore nous apporter : tolérer, voire, apprécier l’autre là où il diffère de ce nous sommes.

En bref :

Un démarrage en douceur pour une romance au retournement inattendu, qui nous entraîne vers une addiction progressive, façon manège à sensations. Des scènes érotiques teintées d’interdit au piment subtil et parfois étonnantes. Du reste, j’ai trouvé dans ce roman une étreinte intime très particulière, à la fois brève, sobre et fulgurante qui m’a laissée à quia, stupéfaite et possédée.

Dans ce roman, dans son ensemble, j’ai retrouvé Gwen : sa façon de te raconter des histoires n’a d’égal que sa capacité à tenir des discussions in-ter-mi-nables, mais fabuleusement délicieuses, chargées de douceur, de joie, d’enthousiasme… Elle te révolutionne le moral, en 24 heures, tu peux jeter à la poubelle tes sédatifs aux plantes, ton magnésium anti-stress, ton antidépresseur. Elle te repeint la vie. Sa plume est comme elle : simple mais efficace, directe mais douce, lumineuse mais nuancée.

Et voilà, ce qui m’a attendrie parmi tout ce qui fait le charme de ce roman : il est furieusement authentique. J’ai été conquise par la partie sensible, celle qui permet de toucher du doigt l’auteure attendrissante et pleine de loyauté qui se cache derrière ces lignes.

Forcément, je ne pouvais qu’adorer…

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