Romance

L’Âme bleue : mon ressenti sur une duologie incomparable et une plume de génie

Ce n’est pas un secret pour ceux qui me connaissent, Océane Ghanem est une de mes auteures favorites, voire, ma préférée de toutes. Je crois que la différence majeure tient en ce que sa plume s’approche de la mienne. Je me reconnais en elle : le choix des mots, des tournures, les figures de style, la sensibilité. Cela crée une faculté unique à me projeter parfaitement dans ses oeuvres et à m’identifier idéalement à chacun de ses héros.

Au masculin, au féminin.

Dans Blue Belle, je m’étais intimement liée à Black. Dans l’Âme bleue, je suis un peu Oksana, un peu Max.

Pour Résumer :

Max est un « mannequin glacé avec un teint de soleil » comme dirait la chanson de Noir Désir. Il est beau, attirant, sensuel, mais reptilien au possible. Il ne s’attache pas vraiment il souffre de ce que les psychologues appelleraient « un trouble de l’attachement » lié à une enfance traumatique. Une fracture qu’il traîne encore et dont le sinistre chapitre n’est pas refermé. Oksana, quant à elle, est une jeune femme douce au tempérament loyal, volontaire. Solide bosseuse, amie de choix, elle n’en cache pas moins une blessure profonde dont elle peine à surmonter la douleur. Le roman se noue là, entre ces deux êtres qui s’accrochent l’un à l’autre de manière indéfectible. Oksana sait que Max est inatteignable émotivement, mais qu’elle ne pourra pas se soustraire à l’attraction qui les unit. Et comme une conductrice qui, au volant de sa voiture en voit une autre lui couper la route à quelques dizaines de mètres, elle sait que la collision est inévitable. Simplement, elle espère ne pas en garder trop de séquelles… Monroe Alexander Xadrel en revanche, tente désespérément d’aimer celle que reconnaît son cœur, mais avec le poids trop lourd d’un passé écrasant. Comment convaincre une femme de ne pas vous tourner le dos alors même que vous savez que l’aimer de manière conventionnelle comme elle l’attend, est impossible voire, insupportable ?

Les personnages :

Ils sont d’une finesse absolue, ciselé à la perfection avec un réalisme aussi stupéfiant qu’admirable. Tout au long de ma lecture, j’ai été un peu Max, un peu Oksana. À tel point que j’ai pu ressentir dans ma chair la puissance indiscutable de leurs tourments, leurs démons. L’enfance de Max m’a percutée de plein fouet, le passé d’Oksana a vibré en moi, résonné si juste !

Les personnages secondaires sont très peu présent, c’est presque un huis clos ce qui ajoute à l’intensité de l’histoire. Un peu Chance, un peu plus MKT, un Charlotte très évanescente, le tout justifié par les volumes suivants, spin off qui leur seront dédiés. Mais pas de frustration : chacun est présent à juste dose, ni trop ni trop peu dans un contexte où se joue un destin, la résolution d’un drame tel, que toute personne extérieure au couple est vite surnuméraire. On est avide de cette additivité qui nous tient en haleine et ne nous lâche plus.

Mon avis :

J’ai mis un peu de temps à le formuler tant il a été complexe à définir. Fort, intense, sublime. Cette duologie, forme avec Effet de vague de Jana Rouze, la romance la plus forte, la plus intense qui m’ait jamais touchée. Pour la première fois, j’ai dû refermer un livre pour reprendre mon souffle avant de le poursuivre, pour la première fois, j’ai eu mal à en pleurer. Et puis, il y a ces mots qui ont fait écho à ma propre vie, à mes souffrances intimes :

« Abandonnez ceux qui s’abandonnent eux mêmes. »

Choix cornélien qui s’impose à celui qui se trouve face à un naufragé qui se laisse volontairement sombrer vers les profondeurs et vous entraîne avec lui. Lâcher cette main qu’il serre, la vôtre, au point de vous mutiler les chairs, sous peine de couler à votre tour. Sa mort à lui, ou la vôtre, ensemble ? Y survivre est terrifiant, le suivre vous terrorise. Que faire ? Le sacrifice en vaut-il la peine ? Ne prend-on pas le risque de s’évanouir, de fondre, comme un flocon délicat sur une braise ?

En bref :

Cette histoire est un chef d’œuvre à bien des égards : la précision et le mordant de la plume, la beauté des mots, la mélancolie douloureuse qui se fracasse sur la violence silencieuse, des sentiments purs, tempétueux, incontournables, c’est une duologie passionnelle, brute et sublime. La confirmation d’un talent indiscutable que je ne suis pas prête d’abandonner…

Pour se le procurer :

Cliquez sur le lien ! ❤

https://www.plumesduweb.com/produit/la-saga-des-ames-lame-bleue-pack-tomes-1-et-2-oceane-ghanem-broche/

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