Belles, imposantes, spectaculaires et fascinantes, les bagues cocktail sont assez mal connues du grand public, finalement. Pourtant, en dehors de tout style (Art deco, retro, tank ou vintage…) elles forment un genre à part. On aime, on déteste, mais elles ne laissent jamais indifférent. Alors, que sont finalement ces fameuses bagues cocktail ?
Une naissance un peu floue
Tout d’abord, il y a le cocktail. Son invention remonterait au 18e siècle, mais ce n’est que pendant la seconde moitié du 19e siècle que les liquoristes et distillateurs mettent au point des alcools suffisamment stables pour permettre de bons mélanges. D’abord réservé aux initiés, le principe se répand dans les années 20, durant lesquelles sont organisées des soirées festives de dégustation où les barmen les plus talentueux mettent en œuvre leur savoir faire à la façon des grands chefs de restaurants illustres.
Dans ces soirées mondaines où se pressent les invités, on s’ingénie à se faire remarquer. C’est encore plus vrai aux États-Unis, où la prohibition donne lieu à l’existence d’une multitude de clubs clandestins, dans lesquels la lumière tamisée incite l’apparition de bijoux plus volumineux, plus brillants, plus ostensibles et faciles à remarquer.

Un contexte particulier
Les femmes s’émancipent, et la joaillerie suit ce mouvement : les bagues sont grandes, colorées et scintillantes, elles marquent la fantaisie, l’indépendance et l’élégance féminine. Ce sont des bijoux qui se remarquent lorsqu’on boit, lorsqu’on se repoudre ou que l’on fume. Ce n’est pas tant une provocation qu’une revendication.
Elles suivent la tendance
Géométriques, tank, boule, elles vont suivre l’évolution des styles, mais gardent toujours une constante : elles sont spectaculaires. Généralement, une pierre centrale se distingue pour attirer le regard, et on les porte plutôt à la main droite pour éviter qu’on ne les confonde avec une bague de fiançailles. Le style gagne ensuite en popularité avec le glamour hollywoodien, pour décliner ensuite, avant de connaître un grand revival dans les années 80.



Tout cela a des conséquences techniques
On les porte généralement à l’index ou au majeur et, comme dit précédemment, à la main droite. Forcément, dans les soirées mondaines, elles prennent place sur les gants des élégantes. C’est la raison pour laquelle elles sont parfois de grande, voire très grande taille : 58 et plus, jusqu’à 64 pour la majorité d’entre elles dans les années cinquante. Rien à voir avec la taille ou la corpulence des femmes, mais leur main était gantée, tout simplement ! En ce qui concerne les matières, leur taille a tout autant de répercussions, puisqu’une bague en or de grand volume sertie de pierres précieuses n’est pas à la portée de tout le monde. Alors, pour qu’elles soient plus abordables au plus grand nombre, il s’agit souvent de bijoux fantaisie ornés de cristaux d’imitation. Certains joailliers, comme Marcel Boucher (1898 – 1965 ) auparavant employé par Cartier, se réorientent dans le secteur du bijou fantaisie. On trouve alors d’extraordinaires pièces signées comparables à de beaux modèles de luxe à des prix modiques.

L’argent est également un métal souvent utilisé : il donne le change face au platine, surtout s’il est palladié, nickelé ou rhodié. Dans ce domaine, ce sont les Italiens qui sont passés maîtres avec des créations surprenantes en argent travaillé, ciselé avec la plus grande finesse, orné de pierres fines et d’imitation scintillantes (Photographie ci-contre). Ils ajoutent à leurs modèles des systèmes de réglage à l’anneau qui permettent d’ajuster la taille des bagues au doigt, ganté ou non, et d’éviter que le volumineux montage ne tourne.
Ces bagues sont souvent accompagnées de boucles d’oreilles ou de bracelets formant des parures. On retrouve souvent l’emploi d’or pour plaquer tout ou partie du bijou (vermeil). Cela permet de contenter une clientèle qui recherche l’or sans avoir à en payer le prix. Un usage qui tend à disparaître un peu partout dans le monde et qui reste très populaire en Italie.
La haute joaillerie n’est pas en reste
Les plus grands joailliers ne sont pas en reste et ont également produit de très beaux exemples : Van Cleef, Cartier, Boucheron … ont donné corps à des modèles surprenants aux volumes ambitieux et aux gemmes éclatantes. Argent, or, platine, tout est permis, avec des pierres très colorées associées aux diamants, sur des montages audacieux et architecturés comme c’est le cas chez Cartier (ci-dessous).

Bague de Haute Joaillerie Cartier Le Voyage Recommencé par le photographe Andrew Werner pour Only Natural Diamonds, octobre 2023.
Chez David Bijoux, on aime les bagues cocktail !
Si vous craquez pour ces incroyables modèles resplendissants, n’hésitez pas à jeter un œil sur la galerie de la boutique ! Vous y trouverez fréquemment de très beaux modèles à votre goût. Or, argent, taille ajustable…
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